BIOGRAPHY

NICOLAS FOLMER

À 42 ans, Nicolas Folmer est considéré comme l’un des meilleurs jazzmen de sa génération.

Au cours de ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris, il obtient en 1994 un premier prix de trompette, un diplôme de formation supérieure (DFS) au sein du département jazz et en 1998, un Premier prix de perfectionnement en composition.

Dès son arrivée à Paris, Nicolas plonge dans l’univers de la musique latine grâce au saxophoniste vénézuélien Pablo Gil qui l’introduit dans le milieu du Jazz Latino alors en pleine effervescence dans la capitale : il collabore alors avec Orlando Poelo, Anga Diaz, Yuri Buenaventura, Miguel Gomez, Diego Pelaez, Alfredo Rodriguez, Mauricio Coppola, Franklin Lozada…

En 1995, il est appelé pour remplacer au pied levé Jean-Loup Longnon au Calvi Jazz Festival ; ce sera pour lui l’occasion d’enrichir son univers musical grâce à ses rencontres avec de nombreux musiciens d’horizons très divers.

À l’automne 1996, sa fascination pour les musiques d’ailleurs le conduit à séjourner un mois sur l’île de La Réunion où il découvre le maloya au travers d’artistes locaux emblématiques avec qui il se lie d’amitié comme Meddy Gerville (il enregistre avec lui plusieurs albums dont il arrange la musique pour orchestre en 2009), Luc Fenoli, Neshen Terovengadum ou Linley Marthe.

De 1997 à 2000, il est engagé au sein de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) sous la direction de Didier Levallet, comme premier trompettiste, où ses talents de soliste sont unanimement loués.

En 1998, il fonde avec le saxophoniste Pierre Bertrand le Paris Jazz Big Band. Pendant presque 15 ans, il co-dirige et compose pour cette grande formation qui réunit le gratin du jazz hexagonal, qui se produit sur les scènes françaises les plus prestigieuses et accompagne même des stars internationales du jazz telles que Diana Krall.

En 1999, Nicolas est l’un des co-fondateurs de NoJazz, groupe précurseur de l’electro-Jazz ; leur premier disque est enregistré à New-York et produit par Teo Macero, le légendaire producteur de Miles Davis.

Parallèlement à ses activités et son investissement dans ces ensembles, Nicolas est régulièrement sollicité en tant que soliste ou arrangeur, participant ainsi à de nombreux albums et tournées d’artistes de renommée internationale : Dee Dee Bridgewater, Henri Salvador, Wynton Marsalis, Charles Aznavour, Diana Krall, Natalie Cole, Claude Nougaro, John Lewis, Georges Russell, Laurent Cugny, Johnny Griffin, Ricardo Del Fra, Richard Galliano, André Ceccarelli, Patrice Caratini, Louis Winsberg, Minino Garay etc.

À partir de 2004, il se produit et enregistre avec son propre quartet avec à ses côtés de grands noms du jazz tels que André Ceccarelli, Stéphane Huchard, Thomas Grimonprez, ou Benjamin Henocq (batterie), Alfio Origlio, Pierre-Alain Goualch, ou Antonio Faraò (piano), Mauro Gargano, Jérome Regard, ou Ira Coleman (contrebasse), selon les périodes, parfois avec la collaboration d’autres musiciens comme Stéphane Guillaume, Michel Legrand, ou encore Bob Mintzer.

L’année 2005 est l’année de toutes les consécrations pour Nicolas : il est notamment récompensé par un premier Django d’Or pour son magnifique disque « I comme Icare », un second pour la co-direction et la musique du Paris Jazz Big Band, ainsi qu’une Victoire de la Musique (catégorie Révélation instrumentale française de l’année).

En 2006, un nouvel album en quartet voit le jour : « Fluide ». Nicolas Folmer se produit également à plusieurs reprises avec le compositeur et interprète Michel Legrand suite à l’enregistrement d’un projet autour de la musique de ce dernier, musique totalement revisitée par la direction artistique de Nicolas (2008).

En 2009, il invite Bob Mintzer, saxophoniste américain, pour un enregistrement live « Off the beaten tracks » au Duc des Lombards et une tournée d’été.

En 2010, Nicolas fonde l’association Jazz au pays et lance ainsi la création de nombreux festivals, en partenariat avec la SPEDIDAM.

En 2011, Frédéric Mitterrand, ministre de la culture le fait chevalier des arts et des lettres pour l’ensemble de son œuvre.

2012 se conjugue en quartet avec le projet « Lights », qui le réunit avec le batteur avant-gardiste Daniel Humair et deux musiciens hors-pair tels que le bassiste Laurent Vernerey et le pianiste Alfio Origlio.

En 2014, Nicolas perpétue la synergie de trois monstres sacrés avec la sortie de l’album « Sphère » autour de Daniel Humair, Emil Spanyi, et Laurent Vernerey en invitant Dave Liebman, compagnon de route de Miles Davis et Michel Portal chantre européen de l’improvisation.

L’année 2015 marque un nouveau tournant : entouré d’un casting de choc composé de Thomas Coeuriot, Laurent Coulondre, Laurent Vernerey et Damien Schmitt, Nicolas choisit d’explorer un créneau plus funk que jamais avec son projet « Horny Tonky », qui révèle une nouvelle facette du compositeur prolifique qui réussit par ce nouveau répertoire une synthèse actuelle très personnelle au croisement d’influences funk, rock, RNB, soul et des musiques improvisées.

En 2016, Nicolas compose un nouveau répertoire sur mesure et revient avec son 8ème album : « The Horny Tonky Experience ». Une nouvelle fois, le trompettiste de jazz hors pair et véritable alchimiste des sons et des styles nous emporte dans un kaléidoscope musical mélangeant avec inspiration Jazz, Funk, Electro music, Progressive Rock voire même Reggae. Avec sa dreamteam (Antoine Favennec, Laurent Coulondre, Julien Herné, Olivier Louvel et Archibald Ligonnière puis Yoann Serra), il continue de sillonner de nombreuses scènes et festivals nationales et internationales

En 2018, Nicolas Folmer explore un concept inédit et crée un projet musical et digital en association avec liminal. Ils offrent au public l’opportunité de devenir acteur de la musique en live en se connectant à l’application révolutionnaire dédiée.  Sensibiliser les ultra-connectés à l’improvisation en mêlant musique et nouvelles technologies ? Fédérer un public féru de musique et un public passionné de l’univers digital ? Voilà le nouveau défi de Nicolas Folmer, Romain Tetley (chercheur en informatique et développeur d’expériences musicales) et Raphaël Regnier (designer d’interface et directeur artistique). Cette expérience interactive a été présentée en avant-première le 19 octobre 2018 au Pan Piper à Paris et a marqué le départ d’une nouvelle aventure au long terme.

2019, sera marquée par son hommage à Miles Davis, qui fait partie de son ADN musical. Ainsi, il s’attaque à cet Everest musical qu’est l’univers du « Picasso du Jazz » et en propose son authentique réappropriation avec son 9ème album « So Miles ». À la tête d’un quintet explosif avec Laurent Coulondre, Olivier Louvel, Julien Herné & Yoann Serra, Nicolas fait de surcroît appel aux talents de trois saxophonistes hors-normes pour l’album : Rick Margitza, complice de Miles dans sa dernière période, Stéphane Guillaume, monstre français incontournable et Antoine Favennec, jeune soliste ascendant et descendant de Miles.

Parallèlement à son activité de programmateur de festivals et de sideman auprès d’artistes de renom, Nicolas dispense des cours de jazz au conservatoire à rayonnement régional de Toulon, donne des master-class en France et à l’étranger (dont le Venezuela, la Réunion, la Colombie, l’Australie…) et dirige le Big Band d’Aix-Marseille Université, travaillant ainsi au développement de ce style musical et à l’émergence de jeunes talents.

Aller là où on ne l’attend pas … Toujours !
Nicolas Folmer joue du jazz comme il vit. En allant de l’avant.

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